Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 19:25

Etant déjà intervenu sur ce texte lors de la discussion générale, je n’aurais guère de raisons de le faire à nouveau si, depuis, les débats avaient permis d’avancer un peu. Ce n’est malheureusement pas le cas, et la plupart des questions que nous avions posées sont restées sans réponses.

Il a ainsi été demandé au ministre de l’économie ce qu’allaient devenir les contrats de concession signés par les collectivités territoriales : une chose est en effet d’admettre le fait établi de la concurrence dans le domaine des réseaux énergétiques, une autre est de permettre le rachat d’un fichier de 11 millions de clients par un nouvel opérateur. La vraie question est donc de savoir si ces contrats et les concessions accordés seront renégociés, c’est-à-dire si chacun est libre de décider de rester dans le nouvel ensemble ou non. Aucune réponse n’a été apportée à cette question pourtant fondamentale, le fichier de GDF étant bien le don le plus formidable qui puisse être fait à un concurrent d’EDF.

Autre question essentielle restée sans réponse : les nouveaux risques d’OPA. Entreprise publique, GDF n’y était évidemment pas exposée jusqu’à présent, contrairement à Suez, qui n’intéressait finalement pas grand monde. Or le nouvel ensemble est un véritable joyau en matière énergétique qui va sans doute attirer les prédateurs en masse. On m’objectera l’action spécifique. Mais celle-ci ne garantit en rien l’entrée d’un actionnaire minoritaire à 34 % du capital, synonyme de minorité de blocage. Les événements récents dans l’aéronautique ne suffisent-ils pas à vous ouvrir les yeux sur la capacité qu’auront de grands conglomérats étrangers - notamment russes - à s’introduire, parfois en position dominante, dans des structures industrielles européennes ? À moins d’imaginer une parade juridique dont le Gouvernement ne nous aurait pas encore fait part, la seule solution pour empêcher un grand gazier russe - Gazprom, pour ne pas le citer - d’acquérir jusqu’à 34 % du capital est de conserver une part publique suffisante. Sans cela, nous mettons notre appareil gazier à la merci d’une interférence extérieure.

Troisième problème : comme l’a rappelé François Brottes, vous nous faites délibérer dans la méconnaissance de certaines données comme les taux de conversion, mais aussi les contreparties à la fusion que la Commission européenne est susceptible d’exiger. Ceux qui, sur les bancs de la majorité, sont favorables à la fusion - nous savons qu’ils ne le sont pas tous - le sont-ils vraiment par principe et idéologie, aveuglément, et quelles que soient les contreparties ? Ou bien admettront-ils, en conscience, qu’il faut bien attendre de connaître celles-ci pour se prononcer ? Comment demander à l’Assemblée nationale de prendre position alors que nous ne connaissons pas les termes de l’accord qui, le cas échéant, sera imposé par la Commission européenne ?

À toutes ces questions, le Gouvernement n’a pas répondu, et je crains fort qu’il ne le fasse jamais. Cela n’aurait peut-être pas suffi à justifier que je sollicite à nouveau votre attention, mes chers collègues, mais il y a un élément nouveau : la rencontre de ce week-end entre M. le Président de la République française et M. Poutine. Celle-ci a bien montré ce que sera le marché de l’énergie des vingt-cinq ans à venir : un marché où le rôle essentiel n’est pas tenu par les entreprises privées - et dans lequel notre sécurité d’approvisionnement ne dépend donc pas de leur taille -, mais par les puissances politiques, c’est-à-dire, pour ce qui nous concerne, par le Président de la République française et celui, par exemple, de la Russie.

La majorité, quoi qu’elle pense par ailleurs de l’opération industrielle en jeu, est-elle disposée à ce que le prochain Président de la République ait les mains liées dans les futures négociations avec notre partenaire russe, faute d’opérateur sur lequel s’appuyer ? Le marché de l’énergie n’est plus le même qu’il y a cinq ou dix ans. Les composantes géopolitiques sont devenues majeures, pour le pétrole comme pour le gaz, et l’on ne peut ainsi démunir le pouvoir politique français de sa capacité de négocier avec ses grands partenaires.

Ce projet est donc funeste pour les Français, en termes de tarifs et de service public, et pour la France, car il met en cause sa capacité à défendre sa place sur le marché énergétique et à assurer sa sécurité d’approvisionnement. C’est à cela, mes chers collègues, que je vous demande de réfléchir à nouveau. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste.)

Par dsk2007 - Publié dans : Propositions de DSK
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 19:24

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a décidé d'organiser un débat entre "présidentiables" par semaine de campagne, soit six d'ici au 16 novembre, date du vote des militants, apprend-on auprès de plusieurs membres du bureau national du PS.

"Il y aura trois débats télévisés et trois grands débats régionaux", a déclaré Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, à son arrivée au siège du PS.

Les partisans de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn avaient haussé le ton ces derniers jours pour réclamer qu'une règle du jeu - transparente et s'appliquant à tous les "présidentiables" - soit fixée avant le dépôt des candidatures, qui débute samedi et sera clos mardi 3 octobre à minuit.

Les rivaux de Ségolène Royal estiment qu'ils peuvent faire la différence avec la favorite des sondages lors de débats contradictoires. Surtout Laurent Fabius, qui a brillé lors du premier "grand oral" de candidats à la candidature, à Lens il y a dix jours.

Les futurs débats auront lieu chaque mardi soir en alternance : un débat télévisé, un débat dans une fédération, a-t-on appris dans l'entourage de Dominique Strauss-Kahn. Le premier débat régional devrait avoir lieu en Ile-de-France.

Les proche de Laurent Fabius ont également soumis au bureau national un amendement sur la stricte égalité des moyens financiers alloués par la direction du PS à tous les candidats à la candidature.

En revanche, la question des listes électorales pour le scrutin du 16 novembre devrait faire l'objet d'une nouvelle réunion la semaine prochaine.

Mardi matin, Laurent Fabius avait à nouveau réclamé des "règles équitables" pour la campagne interne, jugeant la direction du PS "assez partisane".

Pour les proches de l'ancien Premier ministre, François Hollande, premier secrétaire du parti, aurait choisi de soutenir la candidature de sa compagne, Ségolène Royal, et doit clarifier ses intentions personnelles.

"En demandant aux autres 'présidentiables' de se retirer pour faire de la place au premier secrétaire, François Hollande entretient un vrai-faux suspense puisque même sa compagne ne semble pas avoir envie de se retirer", estime un proche de Laurent Fabius.

Par dsk2007 - Publié dans : dsk-2007
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Jeudi 21 septembre 2006 4 21 /09 /Sep /2006 16:38
Par dsk2007 - Publié dans : Agenda
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 17:47
PARIS, 12 sept 2006 (AFP) - Jean-Christophe Cambadélis, un proche de Dominique Strauss-Kahn, a demandé mardi à François Hollande, premier
secrétaire du PS, de "rappeler à l'ordre publiquement" les présidentiables
qui remettent en cause le projet du PS, dans une allusion à Ségolène Royal.
François Hollande "est dans son rôle lorsqu'il réclame aux candidats à la
présidentielle et à leurs partisans de la mesure", une allusion à une
déclaration en ce sens du Premier secrétaire samedi.
Mais "il devrait tout autant publiquement, et pas seulement dans l'enceinte feutrée du Bureau national, rappeler à l'ordre ceux qui, volontairement ou involontairement, remettent en cause ce qui fait consensus", affirme le député de Paris dans la lettre de sa sensibilité, Socialisme et démocratie.
Lors du dernier bureau national du PS, la semaine dernière, M. Hollande avait rappelé que "dans le projet socialiste, il n'est pas question et il ne peut être question de supprimer la carte scolaire", après la mise en cause, deux jours avant, de la carte scolaire par Ségolène Royal.
"On ne peut tout à la fois stigmatiser les 35 heures, évoquer l'encadrement des jeunes délinquants ou appeler à la suppression de la carte scolaire, et provoquer ainsi un tollé, puis se plaindre d'être interpellée", affirme encore M. Cambadélis, dans une allusion à la sortie dimanche de Ségolène Royal contre une jeune militante du MJS.
"Par petites touches, la Présidente de Poitou-Charentes défend ce que serait sa présidence. Les socialistes décideront si ces angles sont les leurs, même si ce n'est pas le projet socialiste", écrit-il.
Par dsk2007 - Publié dans : Qui soutient DSK?
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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /Août /2006 02:22
Par dsk2007 - Publié dans : Propositions de DSK
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